Il y a du nouveau sur le site des éditions du Clown lyrique, qui nous ont fait la faveur l'année dernière de publier un Gourmont inédit, et qui continuent de faire paraître des trésors inconnus, comme la correspondance inédite entre Jean Lorrain et Henry Kistemaeckers, éditée par Eric Walbecq et disponible dès le 20 janvier (on peut la précommander ici). Mais ce n'est pas tout! Un blog, un carnet d'événements, et une librairie d'antiques aux titres choisis avec soin (prochain catalogue le […]
Dans sa colonne du New York Times, Stanley Fish (oui, l'auteur d'Is There a Text in this Class, dont je suis assez fan et qui démonte l'idée qu'un texte ait un sens unique sans tomber dans du Derrida) répond à un nouveau livre d'Anthony Kronman, Education’s End: Why Our Colleges and Universities Have Given Up on the Meaning of Life. Kronman défend passionnément l'enseignement des Lettres: selon lui, la lecture des chefs-d'oeuvres de l'humanité, des grands classiques, ferait de nous des […]
Je ne viens pas de l'apprendre, non... C'est simplement le titre d'un recueil de nouvelles publié par l'Association des amis du livre et de la Bibliothèque municipale de Laval à l'occasion du centenaire de la mort de l'auteur du Faustroll. Chaque récit devait débuter par cette phrase imposée. Amateurs et écrivains professionnels se sont livrés au jeu. Au final, évidemment, quelque chose de très inégal, avec beaucoup de textes attendus, plats ou carrément illisibles; mais des nouvelles […]
On en trouve, des merveilles, dans la Revue encyclopédique de 1892. En premier lieu, il y a bien sûr l’article de G.-Albert Aurier sur les Symbolistes, où l’on défend pour la première fois dans une publication de ce type et de cette audience des peintres comme Gauguin ou Van Gogh, mais aussi des oubliés comme Émile Bernard, Sérusier: Une étude biographique sur Rimbaud par Charles Maurras, qui se montre d’un manque de perspicacité rare (d’un autre côté, venant de Maurras, à quoi fallait-il […]
Avec tout ça, j’en oublie de parler de mes propres productions… On commence avec un petit article universitaire sur les banquets de la revue La Plume, instaurés par Léon Deschamps dans l’espoir de mettre fin aux querelles qui déchiraient l’institution littéraire depuis le début des années 1890, en particulier les coups de poignards par journaux interposés entre les symbolistes, l’école romane, les anciens du Parnasse, etc. Richement illustré, d’une érudition rare, cet article ravira les […]
Une petite polémique pour débuter l’année ? Ces derniers mois, je n’ai évidemment pas tenu mes promesses, et la plupart des livres que j’ai lus ne sont pas apparus sur ces pages. Je pense par exemple à Do Androids Dream of Electric Sheeps de Philip K. Dick, que je lisais pour la première fois (la honte, soit dit en passant), et qui m’a laissé des impressions mitigées. J’ai déjà dit lors de la relecture de The Man in the High Castle mon incapacité à penser quoi que ce soit de profond à […]
Une nouvelle année, de nouveaux livres à lire, à écrire, et peut-être un peu plus de temps à consacrer à ce blog - si ma thèse avance aussi vite que je le souhaite! Une bonne surprise en tout cas en ce début d'année: j'avais commandé pour une bouchée de pain L'Esthétique de la rue de Gustave Kahn, à laquelle Jarry consacre un compte rendu lors de sa parution en 1901. Et en l'ouvrant ce matin, je vois une dédicace de Kahn à Demolder! Eugène Demolder, qui avec Claude Terrasse entraîna Jarry […]
Bravo au Clown Lyrique, qui a découvert Henri de Régnier derrière l'auteur mystère grâce à la Double maîtresse, parue en 1900! Et un grand bravo également à SPiRitus, qui a découvert le pourquoi de (presque) tous les indices - et qui a même parfois vu plus loin que moi! Pour votre ébaubissement, voici donc les explications: - Henri de Régnier a partagé avec Tinan (au-delà de la particule, à laquelle je n'avais même pas songé...), la fougueuse Marie de Heredia, femme du premier, qui fut un […]
On tourne autour du nom… Je récapitule : l'auteur que l'on cherche : Partage quelque chose avec Tinan et Tharaud ; Pour le trouver, ne PAS faire d'impair (pas Verlaine, donc, ni les Columbo, Malraux et autres gars à manteau en [o]) ; A des affinités avec Mallarmé, Catulle Mendès, Péladan, Marcel Schwob, Darien, Léon Bloy et dans une moindre mesure avec Franc-Nohain, Laurent Tailhade, Valéry. Si vous ne trouvez pas, avec tout ça et ce petit indice supplémentaire :
Pour gagner un exemplaire d'un petit texte à paraître en cadeau de fin d'année aux éditions minuscules, « Le Sabotage de l'esprit », il suffit d'être le premier à identifier cette citation – ce qui n'empêche pas, simultanément, de l'apprécier : Écrire sa vie, retrouver l'ordre de nos statures, les motifs de nos actes, la place de nos sentiments, la structure de nos pensées, reconstituer l'architecture de notre Ombre ! Mais rien ne vaut que par la perspective où le hasard dispose les […]
On parle de nous – et très bien – ici. Le nous n'est pas de majesté (quoique…), mais désigne les compagnons de l'association minuscule, dont les opuscules ornent les rayons des bibliothèques des lettrés qui se respectent.
Puisque mes activités débordantes m'empêchent toute lecture non-utile – les seules véritables -, je ne trouve pour agrémenter ce blog et faire patienter ma horde de fans que cette photographie, qui prouve que le Père Ubu s'est incarné sur notre Terre une fois de plus, comme cela était prédit dans César-Antechrist, et que selon toutes probabilités la fin du monde est proche.
Cela aurait été parfait pour mon article d'hier, mais ce numéro du Cri de Paris du 25 février 1900, portant en couverture « Albert Ubu de Galles » par Vallotton n'est arrivé chez moi qu'aujourd'hui ! Le bonhomme ventripotent, très proche effectivement des proportions ubuesques selon les portraits que nous a légué la postérité, incarne une fois de plus une version politique du Maître des Phynances : Albert Édouard VII de Galles, fils de la reine Victoria et futur Édouard VII. Le brave Albert, […]
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Retranscrire mes expériences de lectures – toutes mes lectures : théorie littéraire, romans, bandes-dessinées, voire éventuellement des articles qui m’auraient marqué, de façon à objectiver quelque peu ces miroirs éphémères de ma conscience, et pourquoi pas tenter d’y trouver un ordre. Voir le Linteau pour plus d'informations.