Jeudi 19 juillet 2007 4 19 /07 /2007 07:22

J'ajoute une pensée nocturne sur Harry Potter et son succès planétaire. Des commentateurs clament que la lecture retrouve ici ses droits de noblesse, et que les foules qui tournent précipitamment les centaines de pages de ses volumineuses aventures iront se jeter tout droit ensuite sur les grands classiques et la littérature exigeante. Deux idées se cachent derrière cette affirmation. Celle, d’abord, que l’épaisseur d’un livre témoigne de sa difficulté de lecture : il ne s’agit finalement […]
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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /2007 23:39


La blogosphère "littéraire" américaine ne parle que de cela: le dernier Harry Potter est disponible pour tous les lecteurs avides de livres pour la jeunesse trop longs, s'ils sont prêts à se détruire les yeux sur  les centaines de photographies de mauvaise résolution qui constituent "l'ouvrage". Je n'ai évidemment pas pu résister au besoin de le télécharger moi aussi, ne serait-ce que pour le principe, même si c'est la première fois que j'ouvre (métaphoriquement) un volume de cette saga. Et […]
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 14:26


De retour de week-end, ce qui m’a permis de lire Thérapie, de David Lodge, conseillé par g@rp dans un commentaire récent. Avis mitigé sur ce roman : certains passages passaient assez mal – la langue ou le thème ? – mais dans l’ensemble cela reste très drôle, et Lodge réussit une fois de plus à transposer une œuvre préexistante – en l’occurrence, celle de Kierkegaard – dans la sienne propre. Les déboires sentimentaux du philosophe danois de l’absurde servent de ligne directrice aux émois du […]
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /2007 22:21


Retour des Usines Réunies, où sont imprimées les éditions du Lérot, avecun petit échantillon de la production: Deux numéros d'Histoires littéraires (dont le 18 sur les suppléments littéraires des journaux français, un peu ancien mais toujours d'actualité, très drôle et instructif sur les moeurs journalistiques); les actes du dernier colloque des Invalides, sur les thèmes des "Querelles et invectives", avec un épisode impliquant Frédéric Beigbeder se couvrant de ridicule en essayant de faire […]
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /2007 22:05

I just got what I asked for. Check my reply in the comments.
Par L'Ombre
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Lundi 9 juillet 2007 1 09 /07 /2007 22:52


« Écoutez ce que je vis suspendu sur l’étoile Algol  », déclare Jarry au début des « Prolégomènes de Haldernablou ». Comme le rappelle Michel Arrivé , cette étoile est considérée par la « science hermétique » comme « l’œil du diable », autre figure de l’absolu et de la connaissance totale, œil disposant d’une perspective totale sur le monde. C’est en ce lieu, dont Henri Béhar souligne l’importance dans la pensée de Jarry , que la vision du mystique peut se confondre avec celle de Dieu, […]
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Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /2007 15:31


Ce simple extrait du Masque que Remy de Gourmont consacre à Villiers de l'Isle-Adam, et qui résonne évidemment d'un sens insoupçonné de son auteur pour moi: Il croyait davantage aux mots qu'aux réalités, qui ne sont, d'ailleurs, que l'ombre tangible des mots, car il est bien évident, et par un très simple syllogisme, que, s'il n'y a pas de pensée en absence de verbe, il n'y a pas, non plus, de matière en absence de pensée. Si les mots sont les ombres des idées, et le monde l'ombre des mots, […]
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Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /2007 23:00


Je voulais parler de Philip K. Dick, analyser un peu le Maître du Haut Château, mais une sorte de gêne me retient. Cette gêne a une url : celle du site d’un PhD qui a fait sa thèse sur Dick, et qui se permet, sous prétexte d’avoir un diplôme d’État, de se considérer comme l’autorité ultime et le gardien du sens des textes de cet auteur. Il y a encore quelques jours, il s’amusait à descendre en flèche une critique sur son auteur fétiche, comme si lui seul était habilité à en parler. S’il se […]
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Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /2007 21:58


D’autres images viennent soutenir cette identification de l’absolu avec une position centrale. Les rayons lumineux ont tôt fait de se muer en fils, toiles d’araignée ou réseau du marionnettiste. Dans l’Amour absolu (1899), le dernier texte de Jarry appartenant à ce premier système de communication, la centralité divine est comparée à la posture de l’araignée attendant sa proie au centre de sa toile : « Quand [Dieu] leur ment à tous ensemble, comme l’épeire-diadème s’écarte à la fois de […]
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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /2007 22:22


Grâce à le_théope et à g@rp, voici quelques photos de la conversation que nous avons eu avec Danielewki. le_théope est derrière l'appareil, et l'Ombre, fidèle à son surnom, se cache derrière le grand homme. Une image plus explicite mais floue et surexposée existe, disponible pour les fidèles (et moyennant finance, bien sûr!).
Par L'Ombre
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Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /2007 23:51

g@rp vient de mettre en ligne les photos de ses propres dédicaces de Danielewski - avec un mystère!
Par L'Ombre
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /2007 22:24


L’image de prédilection de la vision de l’auteur en absolu chez Jarry est celle du phare, et ce dès son premier texte critique publié, « Âmes solitaires », en janvier-février 1894, dans lequel Jarry fait un constat très pessimiste sur les possibilités de communication de l’humanité. Les personnages de la pièce de Hauptmann dont Jarry rend compte, Johannes et Kaethe, sont comparés à des sphères-phares qui tournent sur elles-mêmes, projetant une lumière par une unique fenêtre : « Deux sphères […]
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Dimanche 1 juillet 2007 7 01 /07 /2007 20:50


Que lis-je en ce moment? J'ai (re)commencé The Man in the High Castle de PKD, maître des univers parallèles. Je découvre Gog, de Papini, dont les chapitres thématiques sont des chefs-d'oeuvres d'ironie, de style et de métaphysique (si, si!). Le Moine à haute voix, ce qui prend du temps. Et j'ai acheté sur conseils de le_théope (je crois) Ma vie secrète, ou les coulisses de la sexualité de l'Angleterre victorienne...
Par L'Ombre - Publié dans : En cours
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Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /2007 23:52


J’enfonce sans doute des portes ouvertes en disant que Moby-Dick est un livre sur les signes, sur la difficulté de leur déchiffrement, sur la foi que nous accordons aux présages. Les marins d’un baleinier sont obligés d’être attentifs au souffle des baleines, signe de ponctuation sur la page blanche de la mer ; ils doivent être capables de les interpréter, de suivre les sillages que les cétacés dessinent à travers les vagues, pour mener au mieux leur chasse. Il n’est donc guère étonnant que […]
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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /2007 23:34


Pour bien comprendre l’image de l’auteur que Jarry développe au cours de son initiation littéraire, il faut passer par les théories occultes qui circulent à l’époque, et qui forment le sous-bassement implicite de sa pensée. En effet, Jarry imagine dans ses jeunes années le génie littéraire comme une forme de surhomme capable de trouver un point de vue imaginaire le rendant semblable à Dieu. Pour devenir ce génie, l’auteur doit selon lui faire abstraction de tout ce qui le rend contingent, […]
Par L'Ombre - Publié dans : Thèse
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