Samedi 5 janvier 2008
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On en trouve, des merveilles, dans la Revue encyclopédique de 1892. En premier lieu, il y a bien sûr l’article de G.-Albert Aurier sur les Symbolistes, où l’on défend pour la première fois dans
une publication de ce type et de cette audience des peintres comme Gauguin ou Van Gogh, mais aussi des oubliés comme Émile Bernard, Sérusier:
Une étude biographique sur Rimbaud par Charles Maurras, qui se montre d’un manque de perspicacité rare (d’un autre côté, venant de Maurras, à quoi fallait-il s’attendre ?) : « Sa légende eut de
l’intérêt tant que l’on put douter s’il était mort ou vif : je ne crois pas qu’elle demeure. Il a collaboré à toutes sortes d’œuvres : finalement il n’a rien fait. Il ne nous laisse rien que de
très beaux vers de jeunesse, une poignée d’anecdotes baudelairiennes, le souvenir d’une influence qui demeura presque anonyme et qui s’efface chaque jour devant des tendances nouvelles ; au
demeurant, le deuil d’un magnifique génie avorté. »
Les essais photographiques de Marey sur la décomposition du mouvement :

Des caricatures, politiques ou autres :

Des expériences de suspension de nouveaux-nés par les bras qui feraient frémir d’horreur aujourd’hui mais qui passaient à l’époque pour la preuve évidente de
notre ascendance simiesque :
Des animaux en tous genres :

De stupéfiantes inventions, comme ce grimpe-escalier automatique à l’usage des dames, qui prouve que le
Derby © n’est pas une invention moderne !
En bref, l’époque fin-de-siècle dans son intégralité, condensée dans une revue.
Au fait et pour changer de sujet, très joli top musical 2007 sur votre blog, des choses que je ne connaissais pas à côté de musiciens favoris, je vais écouter tout cela!