Marathon, me voilà !

Publié le par L'Ombre

Derrière ce titre un rien pompeux se cache ma timide tentative de retour sur les voies survoltées de la blogosphère ; vitaminé, caféiné, petitdéjeuné, je me sens enfin prêt à relever le défi du comeback (je vous épargne les titres de post basés sur Star Wars auxquels vous avez échappé). Et pour me mettre en jambe (sur un clavier, vous avouerez que c'est difficile), j'ai décider de faire un marathon blog, en un seul post et 42,125 étapes (allez, on arrondit à 42…) : ce qui a été tu cet été (whoua le titre), ou les fragments que j'ai retrouvé dans mes carnets estivaux (moins accrocheur, ça…).

  • 1. Que s'est-il passé dans ma bibliothèque ? guère de mouvements cet été, et peu de lectures. J'ai reçu il y a déjà assez longtemps un colis étrange : Year Of The Dog, chroniques que l'on a pu lire déjà dans Le Tigre entre janvier et juin 2006. Une couverture spectrale, sans titre, où dansent des vahinés condoleezéennes mammairement hypertrophiques et des pantins politiques parcheminés ; des noms au sommaire que l'on a déjà croisés dans des circonstances à peine avouables, lors de réunions interdites, aux coins d'immeubles où s'échangent des saluts codés : Anne Cromwell, qui jarrysa, Charles Prudence, qui signe les textes recueillis ici, Jonathan Bougard, qui les illustre. Et Condoleeza Rice, qui se fend d'une conclusion. Le tout prend la forme d'une chronique de l'année 2006 où plane l'ombre de Schreber. Dieu n'a affaire qu'à des cadavres… Une suite d'instants – nuits, après-midi, 9 heures du soir. Des instants où se concentrent des fils temporels et métaphysiques qui pourraient mettre en péril notre illusion sur le monde. Des moments de popitude transcendantale, pourrait-on dire, où le fantôme d'Elvis se confond avec le Saint Esprit qu'il a toujours été. Sexe, guerre, religion et pop music. Ah, j'oubliais. Il y a un autre signataire à l'objet, juste avant Condoleeza. Pacôme Thiellement. Je crois qu'il n'y a plus rien à ajouter.
  • 2. Annie Le Brun, Du trop de réalité : un constat révolté de la misère intellectuelle actuelle, ou plutôt des procédés que l'ordre (étatique, spirituel, économique surtout) met en place pour relever, au sens dialectique, toute forme d'originalité et plonger nos âmes dans l'uniformité d'un monde-réseau insipide. Ou comment nous entrons dans l'ère de l'entropie intellectuelle.

  • 3. Zadie Smith, White Teeth : plaisant, grotesque, simpliste, accrocheur : bonne lecture estivale.
  • 4. Murakami, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil : Il y a déjà un moment que je voulais écrire quelque chose sur ce que l'on peut appeler la schizophrénie murakamienne : que le même auteur soit capable de livrer une merveille comme les Chroniques de l'oiseau à ressort et une soupe comme Le passage de la nuit ; qu'il réunisse les passionnées de littérature et les fidèles lectrices des histoires vraies dans les magazines féminins, cela dépasse mon entendement. Au sud de la frontière joue un peu sur les deux tableaux : un début digne d'un roman de gare, avec souvenirs émoustillants – puis l'obscurité, l'étrangeté, le non-dit. Murakami, il faut attendre que ça dérape ; s'il pouvait déraper plus vite dans certains de ses romans, ce serait bien
  • 5. Pierre Senges, Fragments de Lichtenberg : lecture en cours… Il serait trop tentant de parler des Fragments de manière décousue, d'emprunter la méthode très concertée de ce roman puzzle pour en dresser un portrait en reflets brisés ; de dénombrer les trames qui s'entrecroisent sans se croiser réellement. Pierre Senges a élevé le fragment à la puissance absolue : un rêve de littérature romantique allemande, et les noms de Jean Paul, de Kleist, de Novalis ne sont pas livrés par hasard au lecteur. Il aurait fallu un pseudonyme, un nom à consonances germaniques, pour signer ce roman qui s'émiette à tous les niveaux, depuis la narration générale jusqu'à la phrase qui regorge d'incises (on ne compte plus les parenthèses, les tirets, les doubles points, les notes adjacentes, les points virgules, les adverbes soutenant une proposition relative ou circonstancielle en pleine expansion) ; les phrases se suspendent à nos esprits qui cherchent où se raccrocher, et là, miracle, une bosse, celle-là même de Lichtenberg, vient à point nommé nous sauver la mise à plusieurs reprises, rocher émergeant de l'océan des phrases. Ceux qui ont lu comprendront.

  • 6. Bourdieu et Passeron, La Reproduction : ou comment l'enseignement n'est qu'une vaste entreprise de légitimation de l'arbitraire culturel ; on le savait, mais il fallait le dire de façon aussi irréfutable.
  • 7. Judith Schlanger, La mémoire des œuvres : un petit livre à méditer, sur la manière dont fonctionne la mémoire culturelle, sur les livres que nous élisons dans le passé et sur ceux qui tombent dans l'oubli ; sur la matière fragile dont sont faites nos bibliothèques.

  • 8. Barrès, Le Culte du Moi : franchement, franchement… c'est pâteux, plat, ennuyeux ; et si sa lecture est nécessaire pour comprendre la fin-de-siècle, on ne m'ôtera pas de l'idée que Barrès, qui était très lu dans les collèges (voir Les Faux-Monnayeurs) et qui provoqua la première vague de conformisme capillaire en voyant sa mèche ridicule et sa petite moustache adolescente arborées par tous les élèves boutonneux de Paris, n'était qu'un star académicien des Lettres voguant sur la mode naissante du MOI-JE.
  • 9. Camille Mauclair, Le Soleil des Morts : évidemment, je n'avais pas compris le titre avant de le lire : le soleil des morts, c'est l'autre nom de la gloire posthume ; le rêve dans lequel baigne les poètes maudits qui espèrent que la postérité les vengera. Mauclair dresse un portrait assez sévère de Mallarmé sous le personnage de Calixte Armel ; il met à bas les illusions de l'Élite tout en conchiant la Foule démocratique. Des passages qu'il faudrait relire parfois, d'autres non.
  • 10. Remy de Gourmont, Cher vieux Daim, de Charles Dantzig, dont on ne retiendra qu'un point : l'amusante découverte d'une publicité pour la clinique de chirurgie esthétique Remy de Gourmont dans un Elle de 1989 – quand on sait que le vieux Daim souffrait d'un lupus qui l'avait laissé défiguré, on savourera toute l'ironie de la chose.
  • 11. Je n'ai pas pu (faut-il l'avouer) terminer la lecture de Sans l'orang-outan de Chevillard, qui me délectait pourtant à l'avance. Dérouté par l'écriture blanche et grave, inhabituelle chez Chevillard ; agacé par l'impression de collage devant des petites phrases d'une écriture ciselée qui fonctionneraient très bien seules mais semblent ici tirées du blog de l'auteur et mal intégrées ; la répétition anxiogène des malheurs qui s'abattront sur nous à la disparition de nos cousins poilus. On retrouve ici le dispositif de Démolir Nisard, le narrateur flanqué d'une compagne auditrice de ses récriminations, mais là où Nisard faisait preuve d'une drôlerie féroce, Sans l'orang-outan répète de lugubres Nevermore avec une outrance qui pousse parfois jusqu'à la parodie (L'orang-outan de Poe, en somme). Mais j'avoue que j'avais plutôt envie de lire des joyeusetés ces derniers temps, et que ma haine pour les singes, qui n'a d'égal que ma misanthropie, explique peut-être mon incapacité à terminer ce livre. J'en suis resté au début de l'exposition de la société post-apocalyptique et volodienne qui survit à la disparition de l'orang-outan ; qu'on me résume la suite, SVP.
  • 12. Un autre livre attend toujours mon regard sur ses pages vierges malgré l'encre qui les macule : Paradiso de José Lézama Lima. On m'a tant conseillé de le lire… et je bute sur les 200 dernières pages, en plein milieu du chapitre le plus intéressant. Commençons donc par dire du mal de ce roman, pour contrebalancer quelque peu les éloges. Refusons lui même le titre de roman : malgré la souplesse structurelle dont s'accommode facilement ce genre moderne par-dessus tous, la fragmentation des récits, l'absence de liant véritable entre les grandes parties du livre, l'obscurité volontaire de certains passages rend Paradiso plus décousu que les Gestes et opinions du Docteur Faustroll, c'est dire. Refusons lui également l'adjectif baroque : comme le définissait Ponge après je ne sais plus qui, le baroque est « la corde la plus tendue du classicisme » (purée, je m'en souviens encore de cette citation !) : le baroque joue le chaos, le désordre ; mais Dieu, point à l'horizon où se mirent les volutes effervescentes du monde, Providence qui explique et rachète nos erreurs terrestres, est toujours là au final pour contrebalancer le tout. Paradiso est fouillis, monstre si l'on veut, mais pas baroque. Que dire encore d'un livre qui ne se laisse pas lire, d'un livre qui renâcle, qui vous pèse, que vous vous forcez à continuer ; qui vous ennuie sur des centaines de pages pour quelques feuillets lumineux ? Je me tâte encore.
  • 13. Mais il est temps, enfin de parler de Pynchon. Le New York Times l'a évoqué récemment en passant, non pour saluer la parution de la traduction française, mais pour signaler que les blurbs du Pynch – vous savez, ces petits textes accrocheurs que les éditeurs anglo-saxons collent en quatrième de couverture pour attirer le client, et qui ne sont pas tirés d'un article plus amples, mais servent bien de critiques littéraires à eux tous seuls – avaient été rassemblés dans le magazine Post Road sur lequel il est à peu près impossible de mettre la main… Mais le sujet principal de l'article est encore plus passionnant que cela : la compagnie Blurbings LLC proposerait aux auteurs en mal de publicité les blurbs d'auteurs habiles aux éloges vite ficelés. L'équivalent littéraire du speed dating, en somme.
  • 14. En parlant du Pynch… évidemment, il y a eu la sortie de vous savez quoi, Face au jour Contre Jour, mais est-il encore la peine d'en parler, quand les chums du FFC, qui avaient banqueté peu de temps auparavant, ont suivi heure par heure le cyclone médiatique qui s'est abattu dans la presse et les librairies de France et de Navarre et n'ont pas hésité à relire de fond en comble l'opus magnum pour relever toutes les surprises de traduction que Claro a distillées dans la version française.
  • 15. Et qui dit Contre Jour dit gloses, commentaires, interprétations, exégèses et autres scholies : le collectif Inculte Face à Pynchon, par exemple (pourquoi ne pas avoir changé le titre en Contre Pynchon, vu la modification du titre imposée par l'auteur lui-même à Claro ? ou Tout contre Pynchon, si l'on avait peur de l'ambiguïté de la phrase…) ; roboratif article de Pierre-Yves Pétillon sur les ancêtres de Pynchon, du Moorcock, du Pierre Senges, de l'Olivier Lamm et du Claro, bien sûr, entre autre, et sans vouloir oublier personne mais la crampe de clavier me guette.
  • 16. Que pouvaient découvrir les lecteurs de Chronic'art n° 48 en ce beau mois de septembre ? Que Julien Frantz, Antonio Werli et Julien Schuh avaient fondé une « classieuse revue » (je cite, ça fait toujours du bien), baptisée bizarrement Cyclocosmia, et que dedans, c'était très bien, comme le disaient eux-mêmes les fondateurs ! Et tout autour de cet article central, un beau gros dossier sur Pynchon, analyses, biographie, revue des blogs…
  • 17. Mais parlons-en, enfin, de Cyclocosmia, qui a fait venir des larmes de joie dans nos yeux quand nous la reçûmes enfin, toute fraîche de l'imprimeur, revêtue avec amour par Antonio Werli d'une robe sombre où s'étoilait le titre qui fera rêver les générations futures. Je suis sûr que vous êtes émus vous-mêmes devant vos écrans :

20 euros à peine pour cette merveille ! mais il vous la faut, vite !!!

… Ouf, je reprends mon souffle (et un bol de rice krispies – eh, ça fait vraiment le bruit !) et on continue :

  • 19. Mais que serait un marathon sur ce blog sans parler de littérature fin-de-sicèle… C'est avec joie que je signale (avec trois mois de retard, après tout le monde, et quand le tirage est presque épuisé…) la sortie du Bulletin des Amis de Saint-Pol-Roux, n° 1, 2008, Les Reposoirs de la Procession (1893). Dossier de réception, (Mikaël Lugan, 33 rue Montpensier, 64000 Pau ; 18 p., 6 €). Mikaël Lugan a réuni les textes critiques ayant salué la parution du tome premier des Reposoirs de la Procession en 1893, tome premier qui devait être déconstruit et redistribué dans les trois volumes définitifs de l'ouvrage entre 1901 et 1907. De Lucien Muhlfeld à Remy de Gourmont, d'un rapide bulletin bibliographique dans le Figaro à l'exposé laudatif du Mercure de France, tous saluent l'inventivité des images du Magnifique. Comme le note Mikaël Lugan dans sa courte mais éclairante introduction, ses critiques n'arrivent cependant pas à sortir d'une vision rhétorique de l'image, ce qui leur rend les métaphores créatrices de Saint-Pol-Roux à jamais obscures : ces « rébus » que croient lire Marc Legrand dans L'Ermitage, d'un art « qui rappelle la virtuosité un peu sèche d'un japonais du dernier siècle », sont le signe d'une distance infranchissable entre l'auteur et son critique. On attend avec impatience le dossier de réception de La Dame à la Faulx et l'essai de reconstitution de la bibliothèque de Saint-Pol-Roux que nous promet Mikaël Lugan dans les prochaines livraisons.

 

  • 20. Les éditions du Clown lyrique sont aussi une libraire d'ancien, et ils font bien les choses, comme le prouve leur catalogue de livres précieux et autographes, où l'on trouve entre autres la clef manuscrite du Désespéré de Bloy pour à peine 480 euro…

  • 21. L'Œil bleu, dans son numéro de septembre 2008, nous régale de trois lettres inédites de Jarry repérées par Henri Bordillon. Je ne veux pas révéler toutes les petites découvertes que permettent ces missives, mais il ne faut pas taire le projet d'un… « Robespierre » par Jarry, qui voulait se documenter à Laval sur l'homme pour fournir de la copie à Lemasle, qui avait publié le dernier texte de Jarry, alimentaire, Albert Samain (Souvenirs). On imagine mal un Robespierre (Souvenirs), mais pourquoi pas…

  • 22. Et puisque l'on parle de Jarry, il faut bien que j'annonce la parution imminente de l'Étoile-Absinthe 119-120, consacrée au centenaire de la mort de Jarry, où l'on trouve aussi des articles critiques, dont une petite découverte sur Le Vieux de la Montagne

  • 23. J'ai d'ailleurs trouvé (et ça en fait baver certains, désolé…) le fameux et mythique Guide cyclo-miran illustré dont Jarry rend compte dans Le Mercure de France de novembre 1896, et où il développe une théorie de la vitesse qui sera réutilisée dans Les Jours et les Nuits et conduira à toutes les machines désirantes du Surmâle : « l'émotion esthétique de la vitesse dans le soleil et la lumière, les impressions visuelles se succédant avec assez de rapidité pour qu'on n'en retienne que la résultante et surtout qu'on vive et ne pense pas » ; futurisme, nous voilà.

Allez, j'accélère le pas !

  • 24. Puisqu'on parle de Jarry, j'ai assisté l'autre soir à une mise en scène de la Ballade du Vieux marin de Coleridge dans la traduction de Jarry. Une scène nue, un acteur en chemise à carreaux rappelant davantage un vieux bûcheron qu'un vieux marin, à l'élocution hésitante et lisant son texte sur une série de photocopies qu'il portait à bout de bras (comme son rôle, me direz-vous)… « Étonnant », comme disait une jeune femme en sortant de la salle.
  • 25. Ah oui, j'oubliais presque ! Elle est finie, cette fameuse thèse sur Jarry ! et vous pouvez venir à ma soutenance : "Alfred Jarry - Le Colin-Maillard cérébral. Étude des dispositifs de diffraction du sens", sous la direction de M. le Professeur Bertrand MARCHAL, Université Paris IV – Sorbonne, le vendredi 17 octobre 2008 à 14 heures dans la Salle des Actes, en Sorbonne, 1 rue Victor Cousin, 75005 Paris. Il y aura du CHAMPAGNE (je vais me retrouver avec un parterre d'ivrognes...)
ubu

(c) hibou caillou chou d'après Bonnard d'après Jarry

  • 26. Sinon j'ai trouvé une partition assez mystérieuse d'un certain Pierre Nau, mettant en musique un poème d'Aurier – si quelqu'un a la moindre idée de l'identité de ce personnage, de la date de cette parution, merci d'avance !

  • 27. Et puis on me fait des cadeaux somptueux… Comme cet exemplaire dédicacé de L'Agonie d'Albion de Demolder, agrémenté de superbes caricatures ; encore un livre dont Jarry a rendu compte :

Bon, voilà, c'est gagné, la tendinite du poignet… C'est ça de vouloir faire un marathon sans entraînement…

  • 28. Alors pour finir en beauté (mais je ne fais que commencer à parler de ce livre), un recueil de poésies de Matthieu Gosztola, Sur la musicalité du vide 2, aux éditions de l'Atelier de l'Agneau, pour lequel il a obtenu le prix des découvreurs 2007. Le mot « haïku » revient souvent, et effectivement les saisons, la nature, les insectes semblent résonner comme des poésies japonaises anciennes – mais d'autres choses pointent cruellement ; les douleurs de la sexualité, et la perte du père, qui plane sur la fin du recueil en forme d'adresse au mort. Avec quelques fragments détachés de la réalité, on reconstitue tout une histoire ; cette poésie fait se toucher lyrisme et narration, morcèlement et ampleur.

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clovis simard 06/11/2010 20:56


Bonjour,
Vous trouverez ci joint l'adresse de mon Blog ( fermaton.over-blog.com). Votre visite de mon site est fortement appréciée.
C'est une théorie mathématique de la conscience reliant très bien Art-Sciences-Mathématique-philosophie-spiritualité-sports.

La page Champagne marathon présente l'aspect mathématique du marathon.


Cordialement

Dr Clovis Simard


SPiRitus 26/09/2008 07:19

Je mets de côté un exemplaire du Bulletin n°2 qui sortira de son estudantine imprimerie la semaine prochaine. Une version reliée ? une couverture de premier tome ? bigre, je n'y avais pas pensé... c'est une excellente idée... mais mon estudantine imprimerie saura-t-elle faire cela ? Va falloir que je pense à changer de crêmerie. La choisir plus "professionnelle". Sans doute à partir du n°4 : le nombre EX-PO-NEN-TIEL d'abonnements commençant à rendre l'entreprise sé-ri-eu-se.
Ah, et j'oubliais l'essentiel : moi qui ne lis jamais de contemporains ou presque (par paresse de farfouiller dans des décombres), ai fait absolue et aveugle confiance en L'Ombre : ai, donc, commencé de lire CONTRE-JOUR de Pynchon. Suis colonisé. Merci.

L'Ombre 26/09/2008 09:41


Ah, il faut bien dire que Contre-Jour traite d'une époque et de thèmes qui en feraient presque un auteur fin-de-siècle, un petit mélange entre Jarry, Darien et Paul Adam...


g@rp 25/09/2008 19:40

Ça fait plaisir de te retrouver, L'Ombre, et en pleine forme, à ce que je viens de lire.
Ce qui me fait penser que dans Cyclocosmia, nous nous suivons :-)
Tu peux pas savoir comme j'en suis fier.
Au fait, j'adooooore les rice krispies.
Au fait#2 : may the force be with you.

L'Ombre 25/09/2008 20:41


En pleine forme, en pleine forme, n'exagerons rien! sinon je serais allé jusqu'à 42! Et la fierté et réciproque, dans l'autre sens et à contre lecture, si tu vois ce que je veux dire... Ma femme
Diane vient de redécouvrir les rice krispies grâce à mon blog, voila au moins un legs assuré pour les générations futures.


Manu 24/09/2008 10:03

Fichtre ! Quel post !
Merci de nous faire partager ces découvertes, l'Ombre.
Je ne pourrais pas venir assister à ta thèse, because boulot, mais j'aurais une pensée pour toi !
Amitiés
Manu

L'Ombre 24/09/2008 10:28


Je sais qu'une thèse un vendredi, c'est difficile pour pas mal de monde - mais tu seras là en pensée, merci!


diane 23/09/2008 20:25

tiens je me fais immédiatement un bol de rice krispies! ironie que ce blog littéraire me donne plus envie de manger que de lire... :D

L'Ombre 23/09/2008 20:30


oh la menteuse, tu as commencé Vente à la criée du lot 49...