En cours

Jeudi 2 octobre 2008

Malgré tout le bien que j'en ai lu un peu partout, j'ai eu du mal à entrer dans le Journal d'Amiel : trop pieux, trop bien pensant, trop ascétique ; ses premières notations, sur un ton rhétorique qui fleure bon les leçons de morale encore toutes proches, font l'éloge du travail, de la concentration de son énergie spirituelle, de la recherche d'un train de vie réglée comme un coucou suisse. Amiel et les abeilles, en somme (non, vous ne rêvez pas, c'est bien le pire jeu de mot de l'année). Derrière le détachement voulu et l'élévation de l'âme au dessus de la foule, on retrouve, comme souvent en ce dix-neuvième siècle si contradictoire, les valeurs mêmes de la bourgeoisie, intégrées inconsciemment et vénérées malgré un ton se voulant aristocratique. Je n'ai rien contre les valeurs de la bourgeoisie, soyons clairs : je suis moi-même un petit bourgeois pantouflard, fonctionnaire, profitant d'une vie (relativement) réglée et de la douceur du foyer. Assis au coin du feu, un plaid sur les épaules… non, là j'exagère. Nous sommes tous des bourgeois, à ce compte là, inutile de nous voiler la face.

En avançant dans le Journal d'Amiel, les comptes rendus de ses journées deviennent plus fins, moins écrits ; surtout, on trouve des fiches de lecture qui en font un blog littéraire avant l'heure (quelle manie que de voir des blogs partout, mais un blog étant un journal, cela va de soi ici), et un bon blog littéraire, avec ça, comme le montre ce compte rendu de De la démocratie en Amérique de Tocqueville :

L'ouvrage de Tocqueville donne à l'esprit beaucoup de calme, mais lui laisse un certain dégoût. On reconnaît la nécessité de ce qui arrive, et l'inévitable repose ; mais on voit que l'ère de la médiocrité de toute chose commence, et le médiocre glace tout désir. L'égalité engendre l'uniformité et c'est en sacrifiant l'excellent, le remarquable, l'extraordinaire que l'on se débarrasse du mauvais. — Le spleen deviendra la maladie du siècle égalitaire. — L'utile remplacera le beau, l'industrie l'art, l'économie politique la religion, et l'arithmétique la poésie.

Le temps des grands hommes passe; l'époque de la fourmilière, de la vie multiple, arrive. Par le nivellement continuel et la division du travail, la société deviendra tout, et l'homme ne sera rien.

La statistique enregistrera de grand progrès, et le moraliste un déclin graduel; les moyennes monteront comme le fond des vallées, par la dénudation et l'affaissement des monts. Un plateau de moins en moins onduleux, sans contrastes, sans oppositions, monotone, tel sera l'aspect de la société humaine. Les extrêmes se touchent, et, si la marche de la création consiste d'abord à dégager sans limite et multiplier les différences, elle revient ensuite sur ses pas pour les effacer une à une. L'égalité qui, à l'origine, est encore la torpeur, l'inertie, la mort, deviendrait-elle à la fin la forme de la vie ?

N'est-ce pas acheter trop cher ce bien-être universel que de le payer au prix des plus hautes facultés, des plus nobles tendances de l'espèce humaine? Est-ce bien là le sort fatal réservé aux démocraties? Ou bien, au-dessus de l'égalité économique et politique à laquelle tend la démocratie socialiste, se formera-t-il un nouveau royaume de l'esprit, une église de refuge, une république des âmes, où par-dessus le pur droit et la grossière utilité, le beau, l'infini, l'admiration, le dévouement, la sainteté auront un culte et une cité? Le matérialisme utilitaire, la légalité sèche, égoïste, l'idolâtrie de la chair et du moi, du temporel et de Mammon sont-elles le terme de nos efforts? Je ne le crois pas. — L'idéal de l'humanité est autrement plus haut.

Malheureusement pour nous, l'ère de Mammon est bien la nôtre, mais l'on serait bien en peine de trouver des formes d'égalitarisme social… Je goûte particulièrement aussi les doutes d'Amiel, lorsqu'il se considère ses façons de voir comme trop éclectiques pour pouvoir se faire des opinions tranchées et juger avec aplomb le moindre objet — c'est souvent mon sentiment : j'admire les personnes capables d'affirmer leurs goûts et leurs haines en toute occasion, mais pour ma part je n'ose juger catégoriquement et sans nuance :

L'énergique subjectivité qui s'affirme avec foi en soi, qui ne craint pas d'être quelque chose de particulier, de défini, et sans avoir conscience ou honte de son illusion subjective, m'est étrangère. Je suis, quant à l'ordre intellectuel, essentiellement objectif, et ma spécialité distinctive, c'est de pouvoir me mettre à tous les points de vue, de voir par tous les yeux, c'est-à-dire de n'être enfermé dans aucune prison individuelle. — De là aptitude à la théorie, et irrésolution dans la pratique ; de là talent critique et gêne de production spontanée ; de là, aussi, longue incertitude de convictions et d'opinions […].

Ce qui est dommage, c'est qu'il retombe dans la religion, et fasse de cette tendance sympathique à la procrastination une forme d'absolu : « Rien de fini n'est vrai, n'est intéressant, n'est digne de me fixer […] ; c'est dans la communion avec l'Être et par tout l'être que se trouve ma fin. » Un livre à lire avec des œillères, donc.

Par L'Ombre
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Mardi 8 juillet 2008
Un article d'A.W.:

La rentrée littéraire 2008 nous réserve quelques beaux morceaux de littérature, quelques monstruosités  incontournables, et parmis celles-ci : Contre-Jour de Thomas Pynchon, traduit par Claro, qui avait forgé le mot-valise de littératologie et qui s'applique certainement à merveille à ce nouvel opus de Pynchon, probablement le dernier. Accompagnant la publication de ce roman total, le collectif Inculte et les auteurs Lot49, appuyés par quelques renforts d'importance, publient la première monographie (près de 400 pages) sur Thomas Pynchon (si l'on excepte le court essai d'Anne Battesti publié chez Belin en 2004). Cela s'appellera Face à Pynchon et sera sur les tables des librairies le 25 août.

Ils ne seront pas les seuls à faire la fête à Thomas Pynchon et son Contre-Jour, puisque nous, petite confrérie de casse-cou à notre manière, aurons le plaisir de rejoindre l'assemblée des pynchonmaniaques avec la sortie de Cyclocosmia numéro I en septembre, nouvelle revue littéraire qui paraîtra deux fois dans l'année et que j'ai l'immense plaisir d'animer avec mes compères Julien Frantz et Julien Schuh. Notre premier numéro consacre un dossier de presque 100 pages à l'invisible américain :




Annoncé depuis plusieurs mois, le premier numéro de Cyclocosmia supporte encore quelques corrections et pointillismes de dernière minute avant de filer droit chez l'imprimeur cet été. La revue (au format 125 x 202 mm) fera 160 pages et sera disponible à la vente au mois de septembre (par correspondance et commandable en librairies lorsqu'elle ne sera pas sur leurs tables). Son prix n'est pas encore fixé, mais devrait se situer entre 15 et 20 euros. Voici la maquette de couverture qui ne devrait plus bouger, si ce n'est qu'elle devrait être imprimée sur un joli papier de couleur.

Rappelons par ailleurs, l'essence du projet, avant d'en dévoiler les participants.
Chaque numéro tient sur deux axes :
- trois mots clefs qui influencent les textes de création ("souterrain", "bouclier" et "toile" pour ce premier numéro),
- la figure d'un écrivain essentiel (et essentiellement monstrueux, Thomas Pynchon pour celui-ci) qui ordonne un dossier critique important (une dizaine d'articles).
Ces deux axes, pour chacun des numéros à venir, se placent sur une grille symbolique qui gouverne l'ensemble du numéro : du totem central rayonne l'ensemble, et le totem du premier numéro, celui qui donne son nom à la revue, est l'araignée cyclocosmia truncata.


Le premier numéro sera ainsi composé de nouvelles et poèmes par :
Emmanuel Bourdaud - Marion Collé - g@rp - David Gondar - Marie Heimburger - Jérôme Lafargue - Olivier Roussilhe - Eric Schwald - Oscar Soria Gamarra - Jean-Pierre Zubiate

Ainsi que d'articles critiques sur l'oeuvre de Thomas Pynchon par :
Pedro Babel - Gilles Chamerois - Claro - Marc Courtieu - Julien Frantz - Rodrigo Fresan - Olivier Lamm - François Monti - Julien Schuh - Antonio Werli

Et des illustrations de :

Florence Lelièvre - Antonio Werli

L'association minuscule ouvrira prochainement un site internet dédié à la revue Cyclocosmia, et présentera un sommaire détaillé de la revue, ainsi que des informations complémentaires.
Par L'Ombre
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Vendredi 1 février 2008
Non mais c'est pas ma faute, M'sieur... J'voulais écrire des billets de blog, M'sieur, mais j'devais préparer mes cours... Rhoooo, zyva, j'le f'rai plus, quoi, ça va, arrête de m'traiter maintenant!
Après avoir emprunté leur style d'excuse à mes étudiants, je vais aussi leur piquer leur sujet: le semestre prochain, je travaillerai sur City of Glass de Paul Auster, et j'en profiterai pour vous en donner quelques aperçus critiques  - et comme ça, si mes élèves tombent sur ce blog, je saurai au moins ce qu'ils lisent sur internet!
Je vous parlerais bien de mes autres lectures, mais tout stagnent un peu en ce moment. Je viens de retrouver, sous des piles de livres divers, Le Tunnel que je n'ai toujours pas achevé et que j'avais cru perdu à jamais! Avec lui, Black box Beatles de Claro et Sans l'orang outan de Chevillard, que je vais essayé de terminer quand même à présent que je les ai sous la main pour en donner des comptes rendus! Et en cours, Le Canard sauvage d'Ibsen, Le Conte de l'or et du silence de Gustave Kahn, d'autres choses dont j'ai oublié le nom. 
Pour vous faire patienter, un article du New York Times sur le parcours des livres d'occasion, "Their House to Yours, via the Trash". Comme son nom l'indique, on y apprend que la majorité des livres présents chez les libraires d'occasion y sont apportés par des clochards bien organisés qui fouillent les poubelles des beaux quartiers pour y ramasser des stocks de livres, aussi vite jetés que consommés, qui finissent par réapparaître sur les tables de salon des mêmes quartiers. Une histoire à la Paul Auster, justement. Un seul conseil me vient à l'esprit: quitte à acheter des déchets, autant les chercher soi-même dans les poubelles de voisins.
Par L'Ombre
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Jeudi 1 novembre 2007

Pour le centième anniversaire de la mort d'Alfred Jarry, je me devais quand même de faire une petite note de blog. Mais de quelle nature ? J'imaginais un moment retracer l'histoire du cure dent à travers les âges, jusqu'au jour fatidique où Alfred choisit comme dernière volonté de se procurer l'un de ces petits bouts de bois pointus destinés à l'hygiène dentaire. Mais où trouver les ouvrages nécessaires à un tel travail encyclopédique ? Encore mettre en ligne des morceaux de ma thèse ? Trop facile, me répliquerait-on à bon droit.

Alors j'ai décidé de vous livrer plutôt, en exclusivité mondiale, quelques pages du colloque « Alfred Jarry et les Arts », qui sortira le mois prochain (si tout va bien !) :

Par L'Ombre
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Dimanche 1 juillet 2007
Que lis-je en ce moment?
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J'ai (re)commencé The Man in the High Castle de PKD, maître des univers parallèles. Je découvre Gog, de Papini, dont les chapitres thématiques sont des chefs-d'oeuvres d'ironie, de style et de métaphysique (si, si!). Le Moine à haute voix, ce qui prend du temps. Et j'ai acheté sur conseils de le_théope (je crois) Ma vie secrète, ou les coulisses de la sexualité de l'Angleterre victorienne...
Par L'Ombre
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Mardi 19 juin 2007
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Je déguste lentement Le Moine de Lewis, dans une traduction de Léon de Wailly, dont le millésime (1840) pourrait même être plus ancien, tant on a l’impression à la lecture de reconnaître les rythmes de la langue du XVIIIe siècle. Cette version est donc hautement préférable à celle d’Artaud – qui n’est évidemment pas réellement une traduction – pour ceux qui souhaitent lire Lewis sans passer par l’anglais. Et rien ne dit qu’elle ait moins d’impact sur le lecteur.
Le Moine
surpasse toutes les telenovelas, même Ugly Betty, qui n’est pourtant pas si mal. On y trouve  des amours interdites ; des enlèvements de jeunes filles dans des couvents ; des prêtres tentés par la chair ; des enfants abandonnés ; des amants mystérieux ; des pâmoisons ; des jeux de masque, des déguisements, des lettres piégées, des péripéties à n’en plus finir.
Le lecteur est sans cesse obligé d’envisager toutes les combinaisons de relations possibles entre les personnages, de redéfinir ses connaissances, de tout remettre en question. Une célèbre famille a fait disparaître un héritier gênant, il y a des années de cela. Serait-ce ce prêtre, désormais maître de l’éloquence religieuse, qui fait tourner les têtes de ses ouailles, et qu’on a trouvé, enfant, sur les marches d’une église ? Est-il impliqué dans la prophétie qu’une gitane fait à une jeune fille, sur qui plane la menace de la damnation éternelle par la faute d’un membre du clergé ? Pourquoi est-il suivi sans arrêt par Rosario, un jeune moine dont le visage délicat est caché par le capuchon de sa bure ?
À chaque carrefour du récit, une vingtaine de romans possibles défilent devant les yeux du lecteur ; et le plus souvent, aucun d’entre eux ne sera le bon. Le Moine, c’est une cure de jouvence neuronale.
Et en plus, lu à voix haute, il endort les bébés.

Par L'Ombre
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Mercredi 6 juin 2007

Je relis les épreuves de quelques petits comptes rendus. Extrait:

Patrice Locmant, J.-K. Huysmans : le forçat de la vie (Bartillat, 2007, 284 p., 20 €). Patrice Locmant n’est pas Huysmans, et s’essaye pourtant à pasticher le romancier dans la biographie qu’il lui consacre. Le style, malheureusement, semble se confondre pour lui avec l’usage systématique des adjectifs. Qu’on en juge par les premières pages, où l’on trouve un « flot furieux », une « capitale moderne », une « rhapsodie régulière », des « hommes immobiles » et des « fourmis affolées », du « désordre apparent », des « platanes défeuillés [qui] se figent sous l’étreinte des pavés gelés », un « glaive ardent », une « façade grisonnante »… Un substantif isolé paraîtrait donc si peu littéraire ? La narration est à l’avenant : sous prétexte de lyrisme et d’intensité dramatique, le récit vire au mélodrame, les traits s’accentuent jusqu’à la caricature. Ainsi de cette scène où la mère de Huysmans, durant les événements de février 1848, « penchée au-dessus d’un berceau, effrayée par les hurlements qui montent du boulevard jusqu’à sa fenêtre, retient son souffle comme une bête traquée ». La biographie oscille sans cesse entre le passé et le présent, entre les moments vécus par Huysmans et les moments de l’écriture du biographe. La biographie prend alors souvent les accents de l’autobiographie, et l’on a l’impression d’en apprendre plus sur Patrice Locmant, sur ses goûts, sur ses idées, que sur Huysmans. « L’homme intérieur » qu’il traque chez Huysmans, ne serait-ce pas lui-même ?

Par L'Ombre
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Vendredi 1 juin 2007

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J’ai un peu de mal à lire les enfants Tanner. La couverture, pour commencer, me gêne : je ne sais qui l’a choisie, mais les graphistes chez folio n’étaient pas inspirés ce jour-là. Je ne retrouve rien de l’atmosphère du livre sur l’image qu’il arbore, et cela m’ennuie, car chaque fois que je le reprends en main, ce tableau de Hopper, Office at Night, qui appartient clairement aux années 40, obsède mon regard. Ce bureau aux lumières abstraites, les regards ténébreux des personnages, suggèrent des développements en telle inadéquation avec le livre que je dois faire effort pour ramener mon esprit à la juste tonalité pour apprécier le texte.
L’absence d’événements marquants dans le récit n’y aide pas. Walser parvient à créer des passages envoûtants – le début est très dérangeant ; la découverte d’un cadavre de poète avec son carnet congelé dans la poche, l’éloge de la campagne que fait Simon, l’un des enfants Tanner, sont des instants de lecture étonnants. Mais je peine à me concentrer sur le reste, sur les relations de ces personnages aux sous-entendus si fins, sur ces sentiments aux nuances si ténues. Mon esprit vagabonde. Je n’ai pas encore saisi de quoi il est question – et cette ambiguïté m’égare.
Quant à la référence constante à Kafka, que tous les critiques ont aux lèvres (« Kafka n’aurait pas écrit de la même façon sans Walser », etc., etc.), je la trouve bien moins juste que le renvoi à Musil. Oui, il y a de l’Homme sans qualités dans Simon, dans ses discussions philosophiques, dans le rapport étrange qu’il noue avec sa sœur. Je réserve mon jugement pour plus tard.

 
Par L'Ombre
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Dimanche 27 mai 2007
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Les trois fascicules bleus, c'est la revue L'Oeil, consacrée à la littérature du XIXe siècle, qui publient des textes introuvables d'auteurs oubliés: Retté, Aurier, Rebell. Avec les Balzac et la comédie des signes, ils feront l'objet d'un compte rendu dans les Acta fabula. Moby Dick, car il faut lire ses classiques - et comme je le dirai plus longuement, ces classiques sont souvent très étonnants -; Les enfants Tanner de Walser que je connaissais de nom, mais que j'ai voulu lire très vite quand j'ai découvert ses microgrammes. Et Quignard, c'est pour un entretien en préparation avec le monsieur...
Par L'Ombre
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