Jean-Yves Masson – Ultimes vérités sur la mort du nageur

Publié le par L'Ombre

Il ne faut pas s’arrêter aux toutes premières pages de ce recueil de nouvelles, qui semblent ancrées dans une certaine littérature française intimiste et ennuyeuse : Jean-Yves Masson s’en sert comme d’un tremplin pour mieux faire valoir l’étrangeté de ses histoires, qui oscillent entre Borgès (« Une description », nettement inspirée par « Le miracle secret » des Fictions où un condamné à mort se voit autorisé à finir en pensée l’écriture de son œuvre), Kafka (« Un égarement », « Un voyage », où le narrateur n’arrivera jamais à destination) et la tradition du récit fantastique (« Un silence » et sa revenante). Les décors se réduisent à rien, les noms de villes et de personnages se résument à des initiales, et toute l’attention du lecteur se tourne vers le style très précis de l’auteur qui court comme un frémissement sur la nuque.

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vdm 21/09/2007 22:24

J'ai bien saisi votre enthousiasme.
Je vois que vous avez le nouveau Meltz dans vos choix de rentrée. J'attends votre compte rendu avec intérêt, il est l'un de mes directeurs, au Tigre, j'aimerais faire bonne figure, on ne sait jamais, s'il m'arrivait de prendre l'ascenseur seul avec lui... Je compte sur vous ! (n'hésitez pas à faire long)
V.

L'Ombre 21/09/2007 22:29

Je suis précisément en train de le lire, et c'est très drôle.

vdm 21/09/2007 22:00

Bonsoir Messieurs,
Oui, tuer le cochon devrait faire un bon choix, car ne nous y trompons pas, cette prose « intimiste et ennuyeuse » est en réalité produite par une personne qui pense et travaille beaucoup l’acte créateur et la question littéraire. Excellent germaniste, Masson est le créateur de la collection Der Doppelgänger, cette belle collection qui traduit plusieurs Autrichiens contemporains comme Menasse, Jonke ou Winkler. C’est également un grand connaisseur de Rilke et son « Hofmannsthal », s’il n’égale pas celui d’Hermann Broch, est un très bel essai. Il traduit aussi de l’anglais (Yeats) et de l’italien ! (les poésies de Mario Luzi ou de celles de Roberto Mussapi). Une sorte de nouvel Armel Guerne, en quelque sorte, mais à 10 euros.
Vôtre.

L'Ombre 21/09/2007 22:10

Tout à fait d'accord. Ce n'est pas sa prose que je qualifie d'intimiste et ennuyeuse, c'est celle des livres les plus en vue sur les rayons actuellement; sa première nouvelle mime une telle littérature avant de sombrer - et avec d'autant plus d'éclat - dans le fantastique.

g@rp 21/09/2007 20:55

Déjà, rien que le titre me fait saliver.
Ensuite, ce que tu en dis me fait baver.
Là, je lorgne mon cochon tirelire...
- Tu ne serais pas un peu épais, toi ?
- Groink.
- Mais si, mais si. Viens un peu par ici...
- Groiiiink !
- Et retire ce persil de tes narines, quand je te cause !

La chute :
de : Cochontirelire@planêtemars.glob
à : l'ombre@blog

Je te déteste !

L'Ombre 21/09/2007 21:04

Mais non, il n'est pas cher ce livre! 10 €!