Panurge

La blogosphère "littéraire" américaine ne parle que de cela: le dernier Harry Potter est disponible pour tous les lecteurs avides de livres pour la jeunesse trop longs, s'ils sont prêts à se détruire les yeux sur les centaines de photographies de mauvaise résolution qui constituent "l'ouvrage". Je n'ai évidemment pas pu résister au besoin de le télécharger moi aussi, ne serait-ce que pour le principe, même si c'est la première fois que j'ouvre (métaphoriquement) un volume de cette saga. Et puis je me devais de voir de mes yeux un de ces livres tant lus, depuis le temps que je les snobe par préjugé. Après quelques sondages au hasard dans les chapitres aux titres les plus "prometteurs", je ne puis qu'avouer mon ennui. Cela valait-il la peine de prendre laborieusement tant de photographies? Le style enfantin et mal maîtrisé de cet opus est-il à l'avenant du reste de la production de J. K. Rowling? La laideur des illustrations est-elle volontaire? J'avoue que la méconnaissance des personnages m'empêche de trouver la moindre mort tragique. En fait, j'aurais aussi bien pu me passer de cette lecture pour en parler de la même manière. Mais cela ne m'aurait pas permis de faire chanter des connaissances sous la menace de leur révéler les décevantes conclusions de ce tome.
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