David Lodge - Pensées secrètes
Tous les livres d’un auteur ne sont pas forcément des réussites. Je tiquais déjà à la lecture de Thérapie lorsque les personnages de Lodge rentraient dans des considérations psychanalytiques dignes des pages conseils d’un magazine féminin. Dans Pensées secrètes, la mise en scène d’un professeur de sciences cognitives mène l’auteur vers des considérations d’une rare absence de profondeur, suite de fiches de lecture mal dégrossies (les références sont d’ailleurs affichées à la fin de l’ouvrage, et j’imagine qu’en y cherchant un peu on trouverait des phrases inchangées entre les livres de vulgarisation et les élucubrations dudit professeur). La construction du roman est elle aussi un peu paresseuse : une opposition assez réductrice entre le scientifique et la lettrée, le positivisme et l’idéalisme, liée par une aventure sexuelle convenue. Malgré le didactisme de la chose, on n’en sort pas plus savant. Assommé, à la rigueur – ce qui peut servir de substitut aux somnifères.
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